Le sommet extraordinaire de la CEMAC à Brazzaville


Présidents des pays de la zone CEMAC

Sassou N'guesso, Biya, Déby, Obiang N'guéma, Bozizé, A. Bongo

Depuis le début de cette année, une frénésie d’un genre nouveau s’est emparée des chefs d’Etats de la sous-région Afrique centrale. L’observateur attentif de la scène politique africaine est même tenté de croire que l’état d’esprit des leaders des six pays membres de la CEMAC commence à changer. Depuis le mois de janvier 2010, il y a comme un nouvel esprit de communion et de coopération qui guide les faits et  gestes des Présidents de la zone CEMAC. Preuve s’il en faut, en l’espace de six mois, ceux-ci se sont rencontrés quatre fois! Du jamais vu dans l’histoire de la sous-région Afrique centrale depuis l’accession à la souveraineté internationale de ces Etats, anciennement colonies françaises jusqu’en 1959.

Mais ce ”nouvel esprit” trouve encore des limites notamment dans la gestion des dossiers qui sont en rapport avec la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. La preuve qu’aucune mue n’est parfaite. Dans ce régistre, le sommet extraordinaire qui s’est tenu à Brazzaville dès lundi 08 juin prévoyait l’évaluation à mi parcours des décisions prises lors de la rencontre de Bangui en République Centrafricaine les 16 et 17 janvier derniers. Au rang de ces évaluations, l’examen de l’extension du principe de la rotation à la tête de toutes les institutions communautaires, comme cela avait déjà été décidé pour la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) et pour la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac); la libre circulation des personnes et des biens qui n’est toujours pas effective entre les Etats membres, en raison notamment des difficultés d’établissement du passeport communautaire dont le lancement avait été annoncé par le sommet de Bangui pour la date du 1er avril 2010; le projet de la mise en route de la compagnie aérienne communautaire Air Cemac, toujours dans les tiroirs; et enfin la gestion de la question des détournements de fonds survenus dans les deux institutions bancaires sous régionales notamment dans l’agence parisienne de la Beac.

Toujours dans le registre des faits marquants de ce sommet extraordinaire, il est à noter qu’une réorganisation de l’organigramme a été effectuée: Désormais, le gouverneur de la BEAC aura pour principaux collaborateurs: Un vice-gouverneur, un secrétaire général, un directeur général du contrôle général, un directeur général de l’exploitation et un directeur général des études des relations internationales. Ces nouvelles nominations visent à renforcer et à améliorer le fonctionnement de la banque qui a essuyé des scandales de détournements de fonds extravagants ces derniers temps. Des scandales qui ont eu comme conséquence principale la perte sèche de 20 Milliards de Francs CFA dans une transaction financière avec la Société Générale, une banque française.

”Le succès de la conférence extraordinaire de Brazzaville nous conforte dans l’idée que la marche vers l’intégration de notre sous-région est irréversible (…). Nous venons ici à Brazzaville de faire un pas supplémentaire, de poser un nouveau jalon sur la voie de la solidarité et de l’union. Le temps de l’action pour une CEMAC forte et dynamique est arrivé, le temps de l’action pour faire de l’Afrique centrale région émergente à l’horizon 2025 est arrivé. Maintenons ce cap, c’est le moyen le plus sûr de faire entrer notre sous-région dans la dynamique de l’intégration socioéconomique du continent”, a déclaré le Président Denis Sassou N’Guesso à la clôture du sommet. Nous ne demandons qu’à croire en l’authenticité de ces propos ambitieux.

En attendant de toucher du doigt la réalité de ces projets ambitieux; qu’il nous soit permis de proposer dans la vidéo qui va suivre un aspect des richesses touristiques dont regorge l’Afrique centrale. Les quelques trente millions (30 millions) d’habitants qui peuplent cette partie de l’Afrique sont, à plus de 50%, âgés de moins 20 ans selon des chiffres obtenus auprès de la Beac en 2008. 30% de l’ensemble de cette population est diplômée de l’enseignement supérieur et/ou est formée dans une spécialité professionnelle. L’environnement social (insécurité) et politique (absence d’alternance démocratique) restent certes le talon d’achille de cette sous-région, toutefois l’énorme potentiel en richesses humaines et matérielles dont dispose cette région est tel que le risque d’y investir en vaut la chandelle pour quiconque a le flair d’un investisseur visionnaire et courageux. Notre monde retrécit chaque jour un peu plus. Toutes les principales frontières du développement ont été déjà été franchies en occident. La dernière véritable frontière du développement encore à franchir se trouve en Afrique. La Chine l’a compris. Le reste du monde ne tardera sans doute pas à tirer la même conclusion. Et si l’exploration de cette dernière frontière africaine débutait par un périple en Afrique centrale. Nul doute que le périple réservera au curieux explorateur d’agréables surprises. Cet espace économique de la CEMAC, au potentiel économique divers, est en plein essor grâce à l’arrivée des Chinois, au dynamisme et à l’émancipation des populations locales. Le potentiel économique de la CEMAC ne demande plus qu’à être valorisé par tous.



Categories: Economy, News, Subjects in French

Tell us what you think. Cliquez ici et donnez votre avis

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: