Wangari Maathai, La Première Femme Africaine Lauréate d’un Prix Nobel, n’est Plus.


Wangari Maathai, Promotrice de la Fondation ''The Green Belt Movement''

Il y a de cela deux jours, la première femme africaine, lauréate du Prix Nobel de la Paix 2004, est décédée. Le Professeur Wangari Maathai, puisqu’il s’agit bien d’elle, était surtout connue pour la protection de l’Environnement et la lutte contre le changement climatique. Sa détermination et son engagement pour la cause de la nature ont fini par lui valoir la reconnaissance internationale, à travers son Prix Nobel de la Paix en 2004 – le premier du genre décernée à une femme africaine.

Son combat pour la nature commence dans les années 1970 quand elle se décide à planter des arbres afin de lutter contre la déforestation dans son pays, le Kenya. Un engagement remarquable qui lui valut de nombreux séjours en prison, à l’hopital, et la défiance du régime dictatorial de Daniel Arab Moi.

Au fil des années, bien que sa notoriété ne se soit essentiellement construite qu’autour de son engagement pour la protection de l’Environnement; en parlant d’elle, ce que l’on a souvent oublié de souligner, c’est qu’en réalité l’engagement pour la Nature du Professeur Wangari Maathai, n’était qu’un moyen pour mettre en avant la place de la Femme dans la promotion de la Démocratie et la protection de notre Planète.

Le Professeur Wangari Maathai était la personnalité la plus importante de son pays, le Kenya, dans la lutte pour les Droits de l’Homme et la Protection de l’Envionnement. Tout au long de sa vie, elle a réussi à démontrer, de manière éclatante, que les femmes possèdent une relation particulière – voire unique –  à l’Environnement. De même, elle a pu démontrer que la violation des Droits des Femmes, dans les pays en voie de développement, a comme conséquence inéluctable: La dégradation de l’environemment. Partout en Afrique et ailleurs dans le monde, la femme est la personne qui, dans un foyer, opére le choix des terres à cultiver, des graines à semer. C’est la femme qui détermine la quantité de récoltes nécessaires pour le confort alimentaire de la famille et de la communauté. C’est donc la femme qui, de manière inévitable, se trouve au centre des questions et des besoins alimentaires de la famille. De ce fait, la femme est la première personne de la famille, de la communauté, à être affectée par les questions liées à l’environnement et au changement climatique. Si, par exemple, le puits qui alimente la communauté s’assèche, la femme est la première personne interpellée et qui s’active à chercher de nouvelles sources d’approvisionnement en eau potable. Souvent, elle est obligée de parcourir plusieurs kilomètres à pied, à cet effet.

C’est parfaitement consciente de cette réalité que le Professeur Wangari Maathai, en 1977, décida de mettre sur pied la fondation ”The Green Belt Movement”.  Ainsi, à l’aide de cette structure, elle lance la campagne nationale de reforestation du Kenya, dans le but d’entraver la déforestation et les conséquences malheureuses de ce désastre environnemental causé par l’homme dans son pays. Sa priorité étant de stopper l’érosion des sols arables et de fournir du bois de chauffe aux ménagères et aux familles kenyannes. Sur le terrain, elle lance donc l’opération de distribution de graines. A cette opération de distribution de graines, elle adjoint un système qui récompense chaque cultivatrice et chaque cultivateur qui aura vu ses plants survivre et grandir.

Parmi tous ceux qui furent convaincus par les bienfaits de son opération de reboisement du Kenya, 70% étaient des femmes. A ce jour, plus de 30 millions d’arbres ont été plantés au Kenya et en Afrique, sous l’impulsion du mouvement inspiré par le Professeur Wangari Maathai. Et plus de 900’000 femmes africaines ont bénéficié  de ce vaste effort de la lutte pour l’environnement. En ce moment, le ”Green Belt Movement” est actif au Kenya, en Afrique, à Haiti, aux Etats-Unis et au-delà.

La preuve éclatante qu’une simple idée – planter des arbres pour sauver la Terre – peut connaître un succès planétaire.

Le Président Obama, alors Sénateur, et l'activiste W. Maathai lors d'une rencontre au Kenya.

Le Professeur Maathai rencontre Monsieur Obama.

Le Professeur Wangari Maathai était une femme courageuse, visionnaire et charismatique. A 71 ans , elle a été vaincue par un cancer ovarien. La Terre entière se souviendra d’elle comme d’une héroïne, selon les mots de l’Archevèque Sud-Africain Desmond Tutu.

Vos messages de condoléances à sa famille, ses amis et tous ceux qui ont apprécié son travail pendant son séjour dans ce monde sont attendus sur ce lien



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