NASA: A ce jour, pas de preuve vie sur la planète Mars


Le premier test chimique des échantillons du sol martien recueillis par le robot ”Curiosity” n’a pas produit le résultat tant espéré [à savoir: la preuve de vie sur mars]. C’est, en tout cas, la conclusion à laquelle sont parvenus les scientifiques de la NASA, en charge des activités du robot envoyé sur la planète rouge. En effet, le robot sophistiqué de la NASA qui s’est posé sur la planète mars le 6 août 2012 a pour mission principale de recueillir des échantillons de roche et du sol martien afin d’identifier les ingrédients chimiques qui rendent la vie possible.

Les endroits où ''Curiosity'' a prelevé les échantillons pour son analyse du sol martien (image NASA/JPL-Caltech/MSSS)

Les endroits où ”Curiosity” a prelevé les échantillons pour son analyse du sol martien (image NASA/JPL-Caltech/MSSS)

Et d’après l’analyse des premiers échantillons recueillis et examinés à bord du SAM (laboratoire d’analyse sophistiqué embarqué à bord du véhicule robotisé de la NASA), il semble que — contrairement à ce que la rumeur a laissé croire — les  éléments qui constituent les ingrédients de la vie n’aient pas été trouvés. Du moins, pas dans les échantillons recueillis par le robot.

Toutefois, le robot a bel et bien fait quelques découvertes encourageantes: ”Curiosity” a, en effet, pu détecter de l’eau sur la planète mars. Il a également trouvé d’autres éléments chimiques (en grande partie composés de 50% de minéraux d’origine volcanique et de 50% de matières non-cristallines). Le robot a également détecté des molécules d’eau, du chlore et dans une moindre mesure, des molécules d’oxygène (que les scientifiques de la NASA hésitent à identifier comme tels). En ce qui concerne le chlore détecté par le robot de la NASA, et bien que le chlore puisse être d’origine martienne, il se peut également que les molécules découverts à bord du SAM soit arrivés en même temps que ”Curiosity” de la Terre. C’est, du moins, une théorie avancée pendant la conférence de presse tenue hier, 3 décembre 2012 à San Francisco, lors du meeting annuel de l’Association Américaine des Géo-physiciens (AGU).

Si la tenue de cette conférence de presse a attiré l’attention de tant de chercheurs, de scientifiques et de personnes passionnées par la conquête spatiale à travers le monde, c’est bel et bien parce qu’il y a deux semaines, le directeur de la mission ”Curiosity” de la NASA, John Grotzinger, déclarait que son équipe était sur le point de faire une annonce qui allait entrer ”dans les livres d’histoire”. La blogosphère n’a, dès lors, eu aucun mal à spéculer sur la possibilité d’une découverte de molécules organiques à base de carbone trouvées sur la planète rouge.

Deux semaines plus tard, sur le podium du meeting annuel qui réunit les géophysiciens américains (et du monde entier), Paul Mahaffy, le chef des chercheurs du laboratoire SAM embarqué sur le robot ”Curiosity”, commence par décrire les résultats comme étant la ”première bouchée des matériaux récoltés sur mars”.

Il poursuivra son intervention en attirant l’attention de l’assistance sur le fait qu’à l’heure actuelle, ”l’on n’a pas détecté, de manière définitive, des molécules organiques” sur mars. Pourtant, durant la même intervention, Paul Mahaffy n’a pas seulement décrit, dans le détail, les dernières expériences effectuées par le robot en mission sur mars. Mais, il a aussi démontré les différents niveaux de carbone et de chlore présents dans les échantillons du sol martien. Des échantillons qui suggèrent qu’il y a bel et bien une présence de matières (molécules) organiques sur la surface de la planète rouge.

Nous devons faire extrêment attention lorsque nous prenons en compte le chlore et le carbone que le robot a détecté sur le sol martien”, souligne Paul Mahaffy.

En effet, le panel de scientifiques de la NASA présents à cette conférence de presse insiste sur le fait qu’il n’y a pas assez de données pour confirmer que le carbone et le chlore trouvés sur mars proviennent effectivement de la planète rouge. Il est tout à fait possible que les traces de carbone et de chlore détectées par ”Curiosity” sur mars proviennent de la terre.

Une autre hypothèse est que ces deux éléments (carbone et chlore) peuvent provenir d’un autre endroit de l’univers. Et qu’ils se soient posés sur mars à bord d’une météorite ou d’un autre type de véhicule inconnu.

Le directeur du projet John Grotzinger, le scientifique de la NASA dont les déclarations sont à l’origine des spéculations les plus folles sur Internet, a plaisanté en disant que ”l’autre nom de ”Curioisty” était: la ”patience””. ”Nous devons tous nous armer d’une bonne dose de patience”, a-t-il poursuivi.

Décrivant l’enthousiasme et les spéculations qui ont suivi son interview à la radio NPR, John Grotzinger parle de ”malentendu”. D’ailleurs, pour conclure sur ces rumeurs, le directeur du projet scientifique sur mars dit qu’il ne s’attend pas à un ”moment d’alléluia” durant la mission ”Curiosity”.

Nous faisons de la recherche scientique au rythme de la science”, a-t-il ajouté; avant de conclure en disant que ”nous allons devoir être patient”.



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