Voici les premières images des otages français capturés au Cameroun [VIDEOS]


La vidéo ci-dessus publiée a été postée sur le site YouTube. Elle montre les sept otages français d’une même famille enlevés la semaine dernière dans le nord du Cameroun. L’un des otages — Tanguy Moulin-Fournier —  présente, en français les revendications du groupe islamiste nigérian. Dans la même vidéo, l’un des ravisseurs, s’exprimant en arabe, menace de tuer les otages si les revendications formulées ne sont pas satisfaites.

La vidéo, tournée dans un lieu et à une date inconnus, dure plus de trois minutes et montre la famille, entourée d’au moins trois des ravisseurs dont les visages sont cachés.

Un constat rapide: Les otages sont sains et saufs. Moins d’une semaine après leur enlèvement dans le nord du Cameroun, ces sept otages français sont visiblement en bonne santé.

Pour nous tous, ces images sont terriblement choquantes. Elles démontrent une cruauté sans limites“, s’est empressé de déclarer le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans un communiqué. “Nous procédons aux vérifications nécessaires dans ces circonstances. Tous les services de l’Etat sont mobilisés pour libérer nos compatriotes“, a ajouté le chef de la diplomatie française.

Auparavant, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait affirmé que son gouvernement avait “désormais l’information que le groupe Boko Haram revendique la détention” de la famille enlevée le 19 février au Cameroun, précisant que la famille française enlevée était “probablement détenue au Nigeria“. C’est d’ailleurs ce que semble confirmer le reportage de France Télévisions dans la vidéo postée ci-dessous.

Dans une courte intervention, le père de famille, Tanguy Moulin-Fournier, explique que “nous avons été arrêtés par Ahlu Sunna Lidda’awati Wal Jihad“, le nom arabe de l’organisation djihadiste Boko Haram — d’après l’explication des experts. Dans son intervention, le porte-parole des preneurs d’otages réclament — quant à lui — la libération des combattants de leur organisation détenus au Cameroun. Il exige également la libération de deux femmes — membres de leur groupe —  emprisonnées au Nigeria.

Nous allons tuer ceux que nous avons capturés

Le porte-parole du groupe — un homme au visage totalement recouvert — étaye les conditions du groupe islamiste en arabe: “Si vous voulez qu’on libère ces Français, relâchez rapidement toutes nos femmes que vous détenez“, dit-il, à l’intention du président nigérian Goodluck Jonathan. “Nous mettons en garde aussi le président du Cameroun. Qu’il relâche rapidement nos frères détenus dans ses prisons“, ajoute-t-il.

Il conclut en prévenant que “si nos demandes, toutes et sans exception, ne sont pas satisfaites, nous allons tuer ceux que nous avons capturés“.

Plusieurs rumeurs indiquaient que les trois adutes — les parents des enfants et leur oncle — avaient été séparés des quatre garçonnets, âgés de 12, 10, 8 et 5 ans. Mais sur la vidéo, la famille, au grand complet, apparaît dans un lieu difficile à identifier. Seul le décor sommaire, utlisé pour les besoins de la vidéo, montre qu’en toile de fond, il y a un grand poster sur lequel figurent deux fusils automatiques et un Coran. Un autre détail qui attire immédiatement l’attention: la mère de famille, Albane, est voilée.

Depuis jeudi, une certaine confusion règnait sur le sort de ces otages. L’armée camerounaise avait, dans un premier temps, annoncé leur libération. Mais, ces informations avaient été, ensuite, démenties par le Quai d’Orsay. Désormais avec la publication de la vidéo montrant cette famille française en otage et les revendications formulées par Ahlu Sunna Lidda’awati Wal Jihad, les choses paraissent plus claires.

Des doutes sur l’identité des ravisseurs

Pour Elizabeth Donnely, une spécialiste du Nigeria du cercle de réflexion Chatam House, Boko Haram pourrait utiliser des otages occidentaux afin de faire aboutir ses revendications, qui concernent uniquement la situation au Nigeria, et non la situation au Mali. “Quand ils demandent la libération de femmes, ils pensent à des personnes particulières, parce qu’il y a peu de femmes membres de Boko Haram“, estime Mme Donnely.

Malgré la revendication exprimée dans la vidéo postée sur YouTube, il n’est cependant pas certain à ce stade que les ravisseurs appartiennent à Boko Haram, car ce groupe radical, qui a perpétré de nombreuses attaques dans le nord et le centre du Nigeria depuis plusieurs années, n’a jamais revendiqué d’enlèvement. Un autre groupe, Ansaru, qui pourrait être une faction dissidente de Boko Haram, est monté en puissance ces dernières semaines en concentrant son activité sur les enlèvements d’étrangers.

Ansaru avait revendiqué en décembre l’enlèvement d’un ingénieur français dans le nord du Nigeria et, plus récemment, le rapt de sept étrangers sur un chantier dans l’État de Bauchi (nord-est). Ce groupe nigérian a critiqué l’intervention armée et la position de la France contre les islamistes au Mali. Mais des experts n’excluent pas non plus la possibilité que des groupes criminels soient derrière cet enlèvement, avec l’intention d’échanger les otages contre une rançon.

Certaines informations utlisées dans ce texte viennent de l’AFP


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