Centrafrique: le Séléka prend le contôle de Bangui et la France envoie 350 soldats


Les rebelles centrafricains de la coalition du Séléka ont annoncé samedi leur entrée dans Bangui, la capitale, demandant aux Forces armées centrafricaines (Faca) de ne pas combattre et au président François Bozizé de quitter le pouvoir qu’il avait conquis par la force en 2003. “Nous avons pris le Palais présidentiel. Bozizé n’y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio [nationale] pour que le président du Séléka [Michel Djotodia] prenne la parole”, a annoncé un des chefs militaires rebelles, le colonel Djouma Narkoyo, précisant que le président François Bozizé ne s’y trouvait pas. “Nous savions que Bozizé n’était pas là”, a-t-il précisé.

Paris prend note

Paris a pris note du départ du président Bozizé. “Dans ces cicrconstances, nous appelons tous les partis à faire preuve de la plus grande retenue”, a déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay. Selon lui, des pillages sont signalés à Bangui. “Nous renouvelons nos consignes de prudence à l’ensemble de nos compatriotes [en République centraficaine] et nous leur demandons de restreindre leurs déplacements au strict minimum”, a précisé le porte-parole, selon qui il n’est pas prévu “dans l’immédiat” que la France envoie des militaires supplémentaires en Centrafrique. Plusieurs centaines de militaires français se trouvent actuellement en Centrafrique, où ils sécurisent l’aéroport de Bangui.

Le film des évènements de la journée du dimanche:

18h19  : L’Elysée annonce l’envoi de nouveaux renforts. La France a décidé d’envoyer des renforts militaires à Bangui, la capitale de la Centrafrique, pour y assurer la protection de ses ressortissants, a annoncé dimanche la présidence française sans précision sur les effectifs concernés. François Hollande suit avec une ”grande attention” l’évolution de la situation, a déclaré l’Elysée dans un communiqué. ”Il a décidé de renforcer notre présence militaire à Bangui afin d’assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident”. Selon le même communiqué, le président français ”a pris acte du départ du président François Bozizé” et  ”appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l’accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier”. Le chef de l’Etat français, qui s’est entretenu avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et avec son homologue tchadien, Idriss Déby, président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, exhorte les groupes armés à ”respecter les populations civiles”.

17h12 : Le CICR lance un appel pour accéder à Bangui. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé dimanche un appel pour pouvoir déployer son personnel à Bangui. Pour l’instant, seuls des secouristes de la Croix-Rouge centrafricaine ont pu effectuer quelques évacuations de blessés, indique le CICR dans un communiqué. Mais en raison de l’insécurité qui prévaut actuellement, les équipes du CICR ne peuvent pour l’instant pas être déployées dans la ville. Beaucoup de blessés affluent depuis samedi dans les hôpitaux et les différents centres médicaux de la capitale, selon le CICR qui n’a pas donné de chiffres à ce stade. ”Les structures médicales n’arrivent pas à faire face à cet afflux. Les fréquentes coupures d’électricité entravent le fonctionnement des installations médicales et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les personnes qui ont besoin de soins”, indique-t-il.

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16h25 : 350 soldats français ont été envoyés en renfort. Quelque 350 soldats français ont été envoyés en renfort à Bangui depuis Libreville au cours du week-end pour assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique, a-t-on appris de source proche du dossier. Un premier contingent de 200 hommes est arrivé dès samedi, rejoint dimanche par une compagnie de 150 hommes, portant les effectifs militaires français en République Centrafricaine à près de 600 hommes, a-t-on précisé de même source.

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Qui sont les rebelles de la coalition Séléka ?

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15h17 : Les rebelles centrafricains du Séléka promettent l’organisation ”d’élections démocratiques”. L’organisation, qui fédère plusieurs mouvements d’insurgés, s’est immédiatement attachée à rassurer la population après ce coup de force, affirmant que ”la page Bozizé” était tournée et appelant à une ”gestion consensuelle de la transition”.

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14h55 : Confusion sur la succession de Bozizé et sur le maintien en place du gouvernement d’union nationale du Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l’opposition. L’opposition et les rebelles du Séléka avaient obtenu des postes-clés dans ce cabinet, dont les ministères des Finances et des Mines. Le chef du Séléka, Michel Am Non Droko Djotodia, avait été désigné premier vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.

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14h10 : Le Séléka exprime ”ses regrets les plus sincères pour toutes les victimes collatérales”. Parmi celles-ci, figureraient six soldats africains qui faisaient partie des quelque 400 hommes dépêchés en RCA par Pretoria pour entraîner et aider les troupes régulières. Une source au sein de la force régionale de maintien de la paix a affirmé que ces troupes avaient participé aux combats au côtés de l’armée centrafricaine. ”J’ai vu les corps de six soldats sud-africains. Ils ont tous été abattus. Leurs véhicules ont été détruits et d’autres soldats sud-africains sont venus récupérer les corps”, a raconté un témoin. Une source des Nations Unies à Bangui a déclaré que les troupes sud-africaines se préparaient à quitter le pays. ”Ils ont subi des pertes substantielles et ils ont demandé l’appui de la France pour l’embarquement de leurs troupes et pour leur départ”, a dit cette source. Selon elle, le nombre de soldats sud-africains tués varierait entre deux et douze.

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13h51 : Paris confirme le départ du président Bozizé. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé dimanche le départ du président centrafricain François Bozizé de Bangui, la capitale tombée aux mains des rebelles, sans indiquer sa destination. ”Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j’appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue”, a déclaré M. Fabius dans un communiqué, indiquant que le dispositif français sur place ”a été renforcé” pour assurer la sécurité des français. ”Nous renouvelons nos consignes de prudence à l’ensemble de nos compatriotes et nous leur demandons de restreindre leurs déplacements au strict minimum”, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.



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