Nicolas Sarkozy rompt le silence et en appelle à la justice


 

Nicolas Sarkozy s’est exprimé pour la première fois depuis sa mise en examen dans l’affaire Bettencourt et a qualifié, lundi 25 mars, d’“injuste” et “infondée” sa mise en examen pour abus de faiblesse à l’encontre de l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt, et promis de consacrer “toute (son) énergie” pour démontrer son “honnêteté” et sa “probité”, dans un message posté sur sa page Facebook.

“Au moment où je dois faire face à l’épreuve d’une mise en examen injuste et infondée, je veux remercier du fond du coeur tous ceux qui ont tenu à me témoigner de leur confiance”, écrit l’ancien chef de l’Etat français, quatre jours après les confrontations avec d’anciens employés des Bettencourt qui ont abouti à sa mise en examen par le juge Jean-Michel Gentil.

Je ne réclame aucun traitement de faveur particulier

“A tous, à ceux qui m’ont soutenu comme à ceux qui m’ont combattu, je veux affirmer qu’à aucun moment dans ma vie publique, je n’ai trahi les devoirs de ma charge”, assure-t-il. “Je vais consacrer toute mon énergie à démontrer ma probité et mon honnêteté. La vérité finira par triompher. Je n’en doute pas”.

“Il va de soi que je ne réclame aucun traitement particulier si ce n’est celui de tout citoyen d’avoir le droit à une justice impartiale et sereine”, indique encore l’ancien locataire de l’Elysée, redevenu le 6 mai 2012 un justiciable comme les autres.

Et d’enchaîner : “C’est parce que j’ai confiance dans l’institution judiciaire que j’utiliserai les voies de droit qui sont ouvertes à tout citoyen”.

Dès jeudi, au soir de la mise en examen, Me Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy, avait annoncé son intention de contester la décision devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux, où se déroule l’enquête. Parlant de traitement “scandaleux” à l’égard de son client, Me Herzog a aussi mis en cause le manque d’“impartialité” du juge Gentil, pris pour cible pour un certain nombre de proches de l’ancien président.

Par ailleurs, dans un entretien accordé au Journal du dimanche, l’avocat de Nicolas Sarkozy ne s’est pas privé de reprocher au magistrat bordelais d’avoir signé une “tribune politique“, cinq jours avant de perquisitionner chez l’ancien chef de l’Etat français.

En fait, il fait référence à un texte publié le 27 juin 2012 dans Le Monde, cosigné avec quatre-vingt-un autres magistrats et neuf organisations, et appelant à une réforme de la lutte contre la grande délinquance financière.

Selon Me Herzog, les auteurs “[mettent] en cause la politique de Nicolas Sarkozy et celle de son prédécesseur, les accusant de ‘vouloir protéger les corrompus'”.

Or, non seulement le nom de l’ancien chef de l’Etat français n’est pas mentionné dans l’appel publié par les magistrats, mais la phrase reprochée par l’avocat n’apparaît nulle part. Dès lors, une question simple se pose: serait-ce là un lapsus révélateur, un symptôme comme un autre de l’expression inconsciente d’une vérité refoulée?

Bien évidemment, en attendant la fin de l’enquête, toute la vérité sur cette accusation d’abus de faiblesse sur Mme Bettencourt se saura bien assez tôt.

Avec l’AFP



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