Politique & Medias: Chassé par la porte, Dominique Strauss-Kahn revient par la fenêtre


 

Nous vivons dans un monde décidément incroyable. Un monde dans lequel les règles ne sont pas les mêmes pour tous. Qu’on veuille l’admettre ou pas, voilà ce que nous révèle la réalité du monde dans lequel nous vivons.

Pour illustrer cette affirmation, il suffit d’observer attentivement le retour — tout en finesse — que les experts en relations publiques tentent de mettre sur pied pour ramener Dominique Strauss Kahn comme un sujet banal de conversation dans les ménages, tout juste deux ans (mai 2011 – juillet 2013) après son retentissant forfait commis dans une suite de l’hôtel Sofitel de New-York.

En effet, deux ans après avoir démissionné du poste de directeur du FMI, suite à des accusations de séquestration, de violences sexuelles et de tentative de viol sur Nafissatou Diallo, une ex-employée de l’hôtel mentionné ci-dessus, le citoyen français, aujourd’hui âgé de 64 ans, lance une contre-attaque en règle contre la police de New-York. Dans une interview accordée à CNN, l’ancien directeur du FMI reproche à la police américaine d’avoir laissé aux médias américains (et au monde entier) le loisir de le présenter comme le criminel qu’il n’a jamais été. Pour ceux qui seront tentés d’en rire, Dominique Strauss-Kahn prévient:

[Q]uand le procureur vous dit «OK, finalement, nous n’avons pas de quoi vous inculper», cela veut dire que c’est une affaire privée, et personne n’a rien à dire là-dessus”.

 

Interrogé par le journaliste Richard Quest sur l’attitude qu’il avait choisie pour faire face à la justice et à la ”violence” des médias, L’ancien patron du FMI assure, la main sur le coeur, qu’il était “prêt à aller au procès (civil)”; mais que ses avocats lui avaient conseillé de ne pas le faire. “Mes avocats m’ont dit , «ça va prendre quatre ans et ça va vous coûter plus cher en frais de justice que vous aurez à payer, même si vous gagnez». J’ai donc décidé d’un accord financier et de continuer ma vie”, explique-t-il.

Ces révélations accordées à la presse anglo-saxonne laissent tout de même un imperceptible arrière-goût de cynisme. Aujourd’hui, DSK nous apprend qu’il “ne pense pas avoir de problème particulier avec les femmes”. Pourtant, tour à tour, sur une période qui va de 2008 à 2013, il va essuyer des accusations de pressions et de violences faites aux femmes tant aux Etats-Unis qu’en Europe, et notamment en France.

 

Sur l’affaire contre Nafissatou Diallo, bien que des preuves médico-légales aient été fournies, indiquant les traces d’une relation sexuelle peu courante, l’ancien socialiste français brandit le caractère consensuel de la rencontre qui a provoqué sa démission d’un poste de travail qui lui rapportait tout de même  un revenu annuel de 500’000 dollars américains.

 

Lancé à vive allure, par son équipe d’experts en relations publiques, sur la voie toute tracée de la rédemption, Dominique Strauss-Kahn refute toute insinuation évoquant un éventuel retour en politique. L’ancien ministre de l’Economie de Lionel Jospin “a envie de parler de ce qu’il connaît”, confie un des proches de DSK à l’hebdomadaire Le Nouvel observateur. Sujet retenu : l’Europe, de sa folle expansion à l’ère moderne, à son présent plus menacé.

Désormais, les problèmes de la politique française sont derrière moi […] Je travaille de par le monde avec les gouvernements, je suis content d’aider et j’aime cela”, clame-t-il.



Categories: OPINION

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