La 3ème conférence de presse de François Hollande: fuite en avant, esquives et Dieudonné au menu [VIDÉO]


Le Président français, François Hollande, a tenu la troisième conférence de presse de son mandat hier soir. Son grand oral s’est tenu devant 600 journalistes français et étrangers. Un grand oral pendant lequel le Chef de l’Etat français a été interrogé sur plusieurs aspects de la vie du pays qu’il dirige et sur l’efficacité des mesures préconisées dans les domaines qui le nécessitent. La vidéo qui accompagne ce texte relate, de manière exhaustive, cette conférence de presse.

Toutefois, la question est de savoir si cette conférence de presse méritait tout le ramdam qui l’a précédée. Oui, tout le monde attendait François Hollande sur l’affaire concernant sa compagne hospitalisée suite à l’annonce faite par le magazine Closer de sa liaison avec la comédienne de 41 ans, Julie Gayet. Et c’était d’ailleurs, à vrai dire, le seul intérêt de cette rencontre avec les hommes des médias. Fin politicien de son état, le Président  ne s’est donc pas privé d’exécuter une esquive face au journaliste Alain Barluet qui s’inquiétait de savoir si Valérie Trierweiler était “toujours la Première Damde de France”.

“Il n’y a pas de statut de conjoint du Chef de l’Etat. Il n’y en a jamais eu. Il y a une pratique qui varie selon les personnalités, c’est un usage […] Les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse de chacun. Ce n’est donc ni le lieu ni le moment de le faire. Chacun dans sa vie peut traverser des épreuves. C’est notre cas”, a répondu François Hollande.

Pour le reste de la conférence de presse, ce qui est à retenir se réume en quelques points.

Tout d’abord, il y a le fameux “pacte de responsabilité”.

Pour le premier des français, il faut alléger les charges des entreprises avec en contrepartie plus d’embauches. “Sans les entreprises, il ne peut y avoir de création d’emplois dans la durée, c’est pourquoi j’ai proposé le pacte de responsabilité […] Le temps est venu de régler le principal problème de la France : produire plus et mieux. Agir sur l’offre. L’offre crée la demande”, a-t-il martelé.

Sur ce sujet de la création d’emplois, il se donne trois ans (2017) pour éliminer 30 milliards d’euros de charges (cotisations familiales) pour les entreprises et les travailleurs indépendants. Et dans un souci bien compris de rassurer ses amis et camarades socialistes, le Président français a tenu à insister sur le fait qu’il n’est pas “gagné par le libéralisme, c’est tout le contraire puisque c’est l’Etat qui prend l’initiative et qui fait en sorte que nous puissions renforcer notre pacte productif.” De même, poursuit-il, “j’ai été élu avec l’appui du Parti socialiste, l’appui de la gauche. Suis-je un social-démocrate? Oui, au sens où ce pacte de responsabilité n’est rien d’autre qu’une démarche de compromis social […] Est-ce que parce que je suis favorable à ce que l’offre soit plus compétitive, j’en aurais terminé avec les exigences de redistribution, de justice? Mais pas le moins du monde! C’est précisément parce que nous aurons une offre plus compétitive que nous aurons plus d’emploi et donc plus de pouvoir d’achat […] Si nous voulons inverser durablement la courbe du chômage, nous devons faire en sorte que les entreprises créent de l’emploi”.

Ensuite, il y a l’affaire Dieudonné.

Comme tous les membres du gouvernement de son Premier Ministre J.M Ayrault, le Président français n’y est pas allé de main morte lorsque l’occasion lui a été donnée de cracher à la gueule du plus grand humoriste de France, empêtré, qu’il est, dans la plus grande campagne de lynchage médiatique et politique qu’un artiste français ait eu à subir dans l’histoire de “pays des droits de l’homme”.

Je vais saluer une victoire parce que, quand on engage une action, un moment il doit y avoir un résultat […] Beaucoup s’interrogeaient : était-il possible d’empêcher celui que vous avez cité [ndlr: Dieudonné] de faire des spectacles dont une partie du contenu était clairement antisémite? Est-ce qu’il ne fallait pas plutôt laisser faire faute de moyens juridiques? […] Le Conseil d’Etat, en toute indépendance, a dit le droit. Que dit le droit ? Que la liberté d’opinion, que la liberté de création, d’expression doit être partout garantie sauf s’il y a atteinte à la dignité des personnes et trouble à l’ordre public […] Oui, une victoire a été obtenue”.

Et de conclure sur le dossier Dieudonné davantage de pressions contre l’artiste polémiste: “On l’a fait sur les spectacles, il y a aussi ce qui doit être fait sur internet. Le gouvernement y travaille pour que l’on puisse enfin agir”.

Enfin, il y a les questions diverses

Au premier rang desquelles, il y a l’intervention militaire de la France en Afrique, notamment au Mali et en République centrafricaine. Pendant sa rencontre avec les journalistes au Palais de l’Elysée, François Hollande s’est montré plus précis sur l’opération Serval que sur l’opération Sangaris.

D’ailleurs, à ce propos, il a même bombé le torse en évoquant son bilan au Mali, un peu plus d’un an après le déclenchement de l’opération Serval contre les groupes terroristes qui occupaient le nord du pays. “Il y a des moments où il faut saluer les victoires : c’en est une. Victoire contre le terrorisme, victoire pour la démocratie, victoire pour le développement”, a-t-il proclamé.

Sur la Centrafrique, “Là-aussi, la France a été appelée. Pas appelée par un chef d’État en péril, mais par la communauté internationale et une résolution du Conseil de sécurité, pour éviter une catastrophe humanitaire”, a-t-il tenu à signaler.

Le chef de l’État français a également évoqué la récente démission de l’ancien président de transition, Michel Djotodia, et de son Premier ministre, Nicolas Tiangaye. “Nous n’avons pas vocation à choisir les dirigeants de la Centrafrique, a-t-il déclaré. La France, elle aide, mais elle ne se subsitue pas […] Ce temps où la France faisait et défaisait les présidents de Centrafrique et d’une partie de l’Afrique, c’est fini“, a-t-il rappelé. Concernant le contingent français et la durée de l’opération Sangaris, François Hollande s’est montré volontairement flou : “Aujourd’hui, il y a 1’600 soldats français en Centrafrique. Lorsque la mission aura rencontré le succès attendu, ces forces rentreront.”

La réaction de l’opposition ne s’est pas fait attendre



Categories: News

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