France: la presse découvre que le gouvernement espionne Nicolas Sarkozy


 

Dans le gouvernement socialiste actuellement aux affaires en France, les ministres, comme leur patron, François Hollande, ont du mal à s’affirmer. Et lorsqu’il leur vient l’envie de s’exprimer et d’agir, c’est avec une incompétence crasse qu’ils étalent leurs limites. Il ne suffit, dès lors, à l’opposition que de se baisser pour ramasser les points dans les sondages.

Après une chasse à l’homme effrénée lancée contre l’humoriste Dieudonné, en début d’année, et qui aura duré le temps de quelques sondages défavorables pour le ministre de l’intérieur — par ailleurs, prétendant au poste de Premier Ministre — ; voici venu le temps des révélations sur les écoutes téléphoniques dont est “victime” l’ancien Président Sarkozy.

Il est utile de remarquer qu’aucun membre du gouvernement socialiste actuel ne semble avoir le courage d’assumer une quelconque responsabilité dans cette saga politico-judiciaire. Du moins, dès le 07 mars, le jour où Le Monde a fait des révélations sur ces fameuses écoutes téléphoniques.

Aujourd’hui, Le Canard enchaîné affirme que la garde des sceaux française, Christiane Taubira, disposait, dès le 26 février, d’informations sur les écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy, alors qu’elle a assuré n’en avoir pris connaissance que par la presse. Le Canard ajoute que Manuel Valls était au courant du dossier avant même Mme Taubira, les officiers de police judiciaire devant “lui faire parvenir régulièrement leur rapport sur l’avancement de l’enquête”.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a, quant à lui,  affirmé hier, mardi, sur RTL qu’il avait été mis au courant par la presse — et pas avant — des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat. Il a expliqué avoir appris l’existence de ces écoutes “à l’occasion des révélations du Monde” le 7 mars.

 

Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a indiqué lundi soir sur France 2 avoir été averti , avec la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 26 février, date de l’ouverture d’une information judiciaire, tout en assurant ne pas avoir eu connaissance du “contenu” de ces écoutes.

Manuel Valls a cependant assuré que l’information ne lui avait pas été communiquée à ce moment-là par ses collègues du gouvernement. “Chacun reste dans son rôle”, a-t-il dit.

François Hollande a, de son côté, tenté de prendre de la distance hier, soulignant qu’il ne lui “appartient pas, en vertu de la séparation des pouvoirs, de (s’)immiscer” dans une affaire judiciaire, dans sa réponse au président de l’Union syndicale des magistrats (USM), Christophe Régnard.

Il ne reste plus qu’à espérer qu’au-delà de tout ce brouhaha, l’essentiel sera sauf. Autrement dit, gageons que l’enquête judiciaire qui est à l’origine de ces écoutes téléphoniques aboutisse à faire toute la lumière sur l’argent que Nicolas Sarkozy aurait reçu — au titre du financement de sa campagne présidentielle de 2007 — du Guide libyen Mouamar Kadhafi.

Avec l’AFP



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