Alice Nkom et la propagande homosexuelle au Cameroun sur le chemin tracé par Marshall Kirk dans les années 1990 aux Etats-Unis


Partout en Occident, l’homosexualité (ou l’homophilie) est très à la mode. Également appelée sodomie, uranisme, lesbianisme ou pédérastie (ou fif/fifi au Québec), ce comportement sexuel a le vent en poupe partout en Europe, sur les deux parties du continent américain, au Japon et partout où la culture occidentale est dominante sur notre planète.

Pourtant, cette forme de sexualité n’a vraiment jamais eu les faveurs du public dans les parties du monde où elle fleurit aujourd’hui — ou, du moins, elle n’a jamais été célébrée tel que c’est le cas de nos jours. Michel Foucault (1926-1984), philosophe français, l’auteur de “Histoire des systèmes de pensée”, est d’avis que le concept d’homosexualité n’existait pas dans l’antiquité, ni après, comme essayent souvent de l’insinuer les défenseurs de cette forme de sexualité. Pour lui, l’homosexualité est un concept qui ne s’applique que dans l’Occident moderne. Que dire de Voltaire qui, dès le “siècle des lumières”,  qualifie carrément l’homosexualité masculine de “sujet honteux et dégoûtant”, un “attentat infâme contre la nature”, une “abomination dégoûtante”, une “turpitude” (article “Amour socratique” du “Dictionnaire philosophique”), d’après une analyse faite par un reporter du journal français Le Point. L’illustre penseur français tente même d’en disculper les Grecs anciens. D’ailleurs, il minimise, lui aussi, la place des relations sexuelles entre hommes dans l’Antiquité.

Une fois que l’on a compris le propos tenu par ces intellectuels occidentaux du “siècle des lumières” et du siècle dernier, l’on peut aisément imaginer la puissance de la foudre qui s’est déchainée chez tous les défenseurs de la cause homosexuelle.

Dans leur campagne de propagande et de promotion de l’homosexualité au-delà des frontières occidentales, de puissants lobbies ne reculent plus devant rien pour essayer d’asseoir l’hégémonie des “droits des homosexuels”. Les Jeux Olympiques d’Hiver qui ont récemment eu lieu à Sotchi (Russie) ont eu droit à leur dose de chantage de la part des sympathiques groupes de pression en faveur de la cause Gay. Les 100 pays de notre planète qui résistent encore — tant bien que mal — à cette déferlante n’ont qu’à bien se tenir. Car, si l’on pense un seul instant que le changement de mentalité opérée au sein de l’opinion publique en Amérique et en Europe au cours des trois dernières décennies est le résultat du pur hasard et la manifestation miraculeuse d’une capacité incroyable d’ouverture d’esprit observée auprès d’une population ayant pour socle culturel la civilisation judéo-chrétienne, il est temps de réfléchir à deux fois.

L’Afrique est un continent encore méconnu par une grande majorité d’occidentaux — quoi que les médias en disent. Même à l’ère de Youtube, Facebook, Twitter, Google et du smartphone, les occidentaux restent convaincus qu’il suffit d’importer en Afrique des théories et des modèles préfabriqués en Occident, les imposer aux africains et — comme par miracle — les choses iront d’elles-mêmes. A l’évidence, c’est une faute qui relève davantage du complexe de supériorité qu’autre chose. Les vieilles habitudes ont la peau dure. Face à la résistance manifestée par des cultures qui se sentent agressées, le recours à l’activisme en faveur de la propagande de l’homosexualité au Cameroun, par exemple, rentre logiquement dans la droite ligne du plan de conquête établi par le lobby homosexuel, abondamment soutenu et encouragé par l’Union Europeénne, l’Angleterre et les Etats-Unis.

S’inspirant d’un article publié en 1987 initulé “la restructuration de l’Amérique traditionnelle”, un livre est publié en 1989 par Hunter Madsen et Marshall Kirk, et s’intitule “After the Ball – How America will conquer its fear and hatred of Gays in the 90s” — un titre que l’on peut traduire par: “Après la fête, Voici comment l’Amérique va se débarasser de sa peur et de sa haîne des homosexuels dans les années 1990”. Ce livre programme va fournir la stratégie de base sur laquelle vont se bâtir une campagne de persuasion psychologique très sophistiquée et une propagande homosexuelle servie par les Mass Media qui continuent de faire des ravages autour de nous, chaque jour davantage. L’Afrique et le Cameroun n’échappent pas à cette déferlante, très à la mode.

Dans ce pays d’Afrique centrale où vivent des populations aux traditions qui remontent jusqu’au 12è siècle (ex: le pays Bamoun), sur un territoire où vivent, côte à côte — et en toute fraternité — des peuples africains dont les origines remontent jusqu’à l’Egypte Antique et — en tant que citoyen camerounais — entendre son pays se faire comparer à l’Afrique du Sud raciste qui a persécuté Nelson Mandela ou à l’Etat d’Israël qui a élevé un mur pour transformer tout un peuple en prisonniers, les accusations d’“Apartheid envers les homosexuels au Cameroun”, sont l’insulte de trop, proférée par un groupuscule qui n’a qu’un objetcif: Imposer à la majorité de camerounais un comportement sexuel qui ne concerne que quelques centaines de personnes sur une population constituée de 23 millions d’hétérosexeuls, qui ne demandent qu’à vivre en paix, dans le respect de la loi et des traditions pratiquées depuis des temps immémoriaux.

Recevoir un prix, fut-il mérité, des mains d’un groupe de pression extra-nationale qui, de facto, fait de vous un agent étranger (selon une récente définition apportée par la législation de la Fédération de Russie), et se faire mousser en crachant sur la loi en vigueur dans le pays dont on est ressortissant, les mots pour formuler avec politesse la déception, le dégoût et le sentiment de trahison, j’en fais l’économie.

De toute manière, l’on sait déjà que la stratégie mise sur pied par Marshall Kirk dans son livre-programme inspire beaucoup la championne de la cause homosexuelle au Cameroun, la juriste Alice Nkom, ci-dessous prise en photo dans les bureaux de la section allemande d’Amnesty International.

Comment se manifeste cette stratégie?

Elle est très simple. Dans leur livre, Marshall Kirk (Chercheur en neuro-psyhiatrie) et Hunter Madsen (Docteur en Sciences politiques, Expert en techniques de persuasion publique et en marketing social) énoncent une technique de propagande qui tourne autour de trois points:

A – la perte des repères

B – le brouillage des valeurs

C – la conversion

Ci-dessous, voici l’extrait du texte qui présente, de manière explicite, les techniques de la propagande homosexuelle à mettre en place pour gagner les coeurs et les esprits. Cette tactique fonctionne à merveille en Occident aujourd’hui depuis plus de 20 ans. Les dernières frontières à conquérir restent le Moyen-Orient (Région fortement islamisée) et l’Afrique (région fortement ancrée dans des réligions monothéistes, des traditions et des croyances ancestrales). L’étape du Cameroun va, semble-t-il, être ardue. Il ne nous a pas échappé que les techniques de propagande utlisées par les Nazis et celles mises en pratique par des lobbies homosexuels sont très similaires. En effet, les Nazis, dans l’Allemagne des années 1930, utilisaient à profusion l’argument du “grand mensonge” comme les lobbies homosexuels crachent aujourd’hui l’argument de l’“homophobe” ou de l’“homosexuel refoulé” au visage de tous leurs critiques. Lisez plutôt (le texte est traduit de l’anglais)… Et pendant la lecture, il est utile de garder présent à l’esprit le fait que le discours traduit ci-dessous a lieu en 1989.

Chapitre: Pousser les bons boutons: Arrêter, casser et retourner le moteur du préjudice

Titre du livre: “Après la fête, Voici comment l’Amérique va se débarasser de sa peur et de sa haîne des homosexuels dans les années 1990”. Penguin Books, 1989  pp. 147-157. Auteurs: Marshall K. Kirk & Hunter Madsen

Par le passé, les homosexuels ont souvent bricolé avec maladresse, et sans grand succès, le moteur du préjudice et du préjugé. Est-il possible de bricoler davantage? Nous présentons (dans le but d’apporter plus de vigueur et d’attirer plus de faveurs) trois nouvelles approches. [En tout cas, elles valent nettement mieux que tout ce que nous avons essayé jusqu’ici].

Ces approches, une fois comprises, vont nous conduire directement vers les principes sur lesquelles une véritable campagne peut être mise sur pied.

A – la perte des repères

Du point de vue de la théorie de l’évolution, le préjugé et l’injustice représentent des signaux de mise en garde, des alertes qui préviennent une tribu de mammifères qu’elle est en danger de mort. Une alarme qui fait comprendre qu’un mammifère étranger est dans les parages. Et que celui-ci doit être combattu ou chassé des terres où il a posé le pied. Les mécanismes d’alerte réagissent aux nouveautés présentes dans l’environnement. En effet, la nouveauté représente un changement dans la routine à laquelle on a été habitué. Et par voie de conséquence, cette nouveauté est une chose importante.

L’une des choses suivantes peut avoir lieu: [1] Si le mécanisme d’alerte est vigoureusement actionné, il se produira une réaction émotionnelle forte qui poussera la tribu qui se sent en danger, soit à combattre la nouveauté, soit à la fuir. [2] Si, toutefois, la nouveauté est, soit de moindre importance, soit suffisamment bizzare pour n’inquièter personne, le mécanisme d’alerte s’activera modérément, provoquant un état émotionnel qui, si d’autres circonstances environnementales s’opposent à lui, sera suffisamment faible pour permettre ou produire une attitude comportementale ou une réponse d’importance. Dans le deuxième cas, il est possible que le mammifère s’attache émotionnellement à la nouveauté et n’y trouve plus aucun inconvénient après un certain temps.

D’un point de vue sociologique et psychologique, toute nouveauté cesse de l’être après que l’on s’y soit habitué; par voie de conséquence, elle cesse de provoquer les mécanismes d’alerte. D’excellentes raisons issues de la théorie de l’évolution soutiennent cette affirmation et indiquent que si le mammifère n’a, soit aucune bonne raison pour réagir, soit est incapable de réagir — pour quelques raisons que ce soient — cela finit par s’intégrer à sa routine quotidienne, même s’il en est gêné. Vous l’aurez remarqué dans votre vie de tous les jours: s’il vous arrive soudain d’être pertubé par des crissements ou par d’étranges grincements rythmiques, vous serez tellement ennuyé que vous vous précipiterez pour mettre immédiatement fin à ce viol de votre quiétude; si vous êtes soumis à la torture du cliquetis d’un moteur défectueux, du tic tac lancinant d’une vieille horloge ou des échos assourdis d’une musique aux accents mélancoliques, et que vous ne pouvez rien y faire, il y a des chances que vous quittiez l’endroit où ces bruits vous sont imposés. En revanche, avec une odeur nauséabonde qui vous cueille en franchissant le pas de la porte, si vous ne pouvez rien y faire, votre odorat finira par s’y accommoder.

Franz Kafka a écrit une charmante fable intitulé “l’Animal dans la Synagogue” qui parle parfaitement du thème de la perte de repères. C’est l’histoire d’un animal qui vit dans une synagogue depuis des temps immémoriaux. Alors qu’un jour les anciens de la Synagogue passent en revue les questions qui occupent l’ordre du jour, de manière tout à fait silencieuse, l’animal émerge de sa cachette et commence à vadrouiller dans l’enceinte du lieu saint, distrayant, au passage, les femmes (assises dans le fond de la salle) qui se concentrent dans la prière. Dès lors, les anciens de la Synagogue décident de capturer et de tuer l’animal. Mais, la Synagogue est très grande et très vieille, avec des trous dans les murs où l’animal pourrait trés facilement se cacher. De plus, l’animal est capable de grimper très haut et de courir très vite. L’arrêter sera donc une tache très difficile à accomplir. Toute tentative de chasse ouverte pourrait se solder par un cuisant échec, et également mettre en péril les précieux objets d’art qui recouvrent les murs du saint lieu. Conclusion: les anciens abandonnent l’idée de chasser l’animal. Et puisque l’animal n’a jamais posé de problème à qui que ce soit dans la Synagogue, tout le monde finit par s’accommoder de lui et cesse d’y faire attention.

Appliquons cette fable à la haine anti-homosexuelle. Si les Gays se présentent — ou permettent que l’on les présente — comme des gens majoritairement et ouvertement menaçants et différents, ils mettront les hétérosexuels sur une triple alerte rouge, provoquant chez eux des actes de violence physique et des politiques de repression.

Cependant, si les Gays peuvent parvenir à vivre sans se cacher, mais de manière aussi inoffensive que possible auprès des hétérosexuels, ils provoqueront un niveau ridiculeusement bas d’alerte auprès des hétérosexuels, qui, à leur tour, cesseront de se sentir en danger pour des raisons purement psychologiques. Résultat: les hétérosexuels auront perdu tout repère du mammifère tribal mis en présence d’un mammifère étranger.

En d’autres termes, si nous voulons nous imposer par la force, l’on nous détruira. En nous infiltrant sans menace, l’on finira par s’accommoder de nous. C’est le bon sens même qui inspire ce truisme.

Nous pourrons nous servir du principe suivant pour notre campagne de destruction des repères orchestrée à l’intention de la population hétérosexuelle en l’inondant de publicité d’inspiration gay, présentée dans la façon la moins offensante possible. Si les hétérosexuels ne peuvent venir à nous, nous irons vers les hétérosexuels.

B – le brouillage des valeurs

Le moteur du préjudice et du préjugé peut être mis à l’arrêt par la perte de repères, situation dans laquelle nous sommes seulement autorisés à attendre que la société s’adapte à nous. Mais, il existe un moyen plus actif de modeler la société à notre convenance: c’est le processus de brouillage de valeurs. Comme son nom l’indique, le verbe brouiller veut dire: mélanger, mettre en désordre, perturber, troubler, etc… Dans cette deuxième étape, il s’agit donc d’introduire dans un système qui existe déjà des réponses émotionnelles incompatibles. Il s’agit de compliquer, de rendre trouble le fonctionnement de la société, aussi minutieusement que possible; de la même manière que l’on introduirait un grain de sable dans le mécanisme sophistiqué d’une montre de poche, sans toutefois en empêcher le fonctionnement. Brouiller les valeurs est une approche beaucoup plus active de notre campagne que l’approche précédemment décrite de la perte des repères. D’ailleurs, c’est l’approche qui apporte le plus de satisfaction.

Le brouillage des valeurs met en pratique la notion de conditionnement associatif (c’est un processus psychologique qui énonce que lorsque deux objets sont jusxtaposés de manière continuelle, la perception et le ressenti que l’on a envers un objet est facilement transférable à l’autre) et la notion de modélisation émotionnelle directe (la tendance innée de l’être humain à ressentir les émotions que vit autrui).

Retourner la notion de conditionnement associatif et la notion de modélisation émotionnelle directe contre elles-mêmes, voilà comment nous allons brouiller les valeurs. C’est aussi, d’une part,  en fabricant un nouveau lien entre une partie du mécanisme, et d’autre part, en apportant une réponse émotionnelle externe, opposée et, par conséquent, incompatible. Le but recherché ici est de soumettre l’homophobe à un conditionnement émotionnel contradictoire, pour qu’il vive deux réponses émotionnelles opposées lorsqu’il est face à l’objet de sa haine. La conséquence de ces deux réponses émotionnelles contradictoires est une confusion interne qui provoque deux effets en lui: le premier effet est désagréable — On va l’appeler: “la dissonance émotionnelle”, selon la formule énoncée par le psychologue Léon Festinger lorsqu’il parle de “la dissonance cognitive”. Le but recherché par ce premier effet de “dissonance émotionnelle” est de mettre fin aux convictions et aux valeurs qui, jusque-là, empêchaient l’homophobe d’accepter l’homosexuel tel qu’il est. Bien évidemment, en acceptant le Gay comme il est, le conflit émotionnel interne prend fin.

Puisque l’homophobe ressort avec une haine plus affaiblie de ce clash émotionnelle dont il a été l’objet, il est recomandé que nous mettions davantage l’accent sur la mise en lien entre la réponse préjudiciable et une structure plus fondamentale et plus forte des émotions et des croyances. (bien évidemment, chez certains homophobes, cette tentative se soldera toujours par un échec, étant donné que la haine de l’homosexuel est l’élément le plus fort de leurs émotions, croyances et motivations).

Sans avoir à faire recours à la lobotomie pré-frontale, cette catégorie d’homophobes est une cause perdue. Par ailleurs, même lorsque l’expression homophobique leur échappe, la dissonance interne aura pour but d’inhiber justement l’expression de ces émotions préjudiciables. Ce qui, en soit, est une information merveilleuse et rassurante.

La “réponse émotionnelle incompatible” vise tout d’abord à combattre l’effet de masse, ou le sentiment d’appartenance à un groupe, très souvent responsable des pires préjugés.

Tout individu facilement influençable est rapidement habité par le sentiment de la honte lorsqu’il s’aperçoit qu’il ne pense pas, ne ressent pas et n’agit pas comme tous les autres membres de son groupe. A l’heure d’aujourd’hui, tout le monde — sauf, bien évidemment, le plus stupide des intolérants — sait que le fait d’être raciste envers les Noirs, le fait d’être antisémite envers les Juifs, le fait d’exprimer quelque discrimination que ce soit envers les Catholiques, et toutes les autres minorités a le potentiel de faire de vous un individu banni de la société. La mode n’est plus à la discrimination. Elle est à la diversité. Il y a une quarantaine d’années, le fait de balancer une blague douteuse sur les Noirs ou les Juifs pouvait faire rire, à gorge déployée, tout une assistance dans une soirée mondaine. Et si l’auteur de la blague avait du talent, les gens pouvaient même applaudir à tout rompre. S’il vous est impossible de croire ce que vous venez de lire, je vous recommande vivement de découvrir “2’500 blagues pour toutes les occasions”, un ouvrage populaire de Powers Moulton, édité en 1942, qui ne manquera pas de dresser les cheveux sur votre tête.

Le subterfuge consiste à amener l’homophobe dans une position où il se retrouve dans un situation émotionnelle conflictuelle chaque fois que son homophobie tente de refaire surface. Et le but est de faire en sorte que la récompense émotionnelle (je fais comme tout le monde, je suis comme tout le monde) soit constamment mise en danger chaque fois que la tentation lui vient d’exprimer son homophobie. Il y a plusieurs manières d’appliquer cela. Exposer constamment l’homophobe aux images représentant les Gays . Des images qui provoquent en lui le sentiment de rejet de lui-même — individu soucieux d’intégrer et d’être un membre à part entière de la société. C’est ici qu’interviennent les techniques de marketing faisant apparaître dans la publicité et dans la propagande pro-Gay tous les homophobes comme des gens stupides, mal polies, et intolérants. Bref, des grandes gueules qui n’ont rien de chrétien en eux. Ce type de publicité aura le souci de mettre en avant le fait que les homophobes ne sont pas acceptés. Ils sont isolées, critiqués, rejetés. Cette propagande devra aussi présenter les homosexuels comme des gens qui souffrent du fait de l’intolérance et de l’intransigeance des homophobes. En quelque sorte, l’homophobe doit être présenté comme étant la crème de la haine.

Lorsque nos films publicitaires présentent un homophobe en train d’être vilipendé, critiqué et honni, c’est à partir de là que nous faisons usage de la notion de modélisation emotionnelle directe. Souvenez-vous, l’homophobe recherche l’approbation chaque fois qu’il exprime sa haine. Lorsqu’il découvre le traitement que subissent ceux qui agissent comme lui, la modélisation émotionnelle directe s’applique à lui en lui faisant ressentir exactement la honte et la désapprobation exprimer envers l’homophobe décrit dans le film publicitaire. Cela a pour conséquence de brouiller la conception qu’il a des homosexuels et de diluer tous les préjugés à leur encontre. En effet, chaque fois que l’homophobe est exposé à ce type de discours, il défait, de manière inconsciente, petit à petit, tous les préjugés insufflés en lui durant son enfance et par les membres de son groupe.

Il est possible que cette approche paraisse très faible, pas assez agressive, aux yeux de certains. Mais, souvenez-vous, (A) On ne s’attaque pas à plus fort que soit si on n’est pas sûr de gagner. En d’autres termes, il est important d’avancer lentement, mais sûrement. (B) Les homophobes occasionnels, dans leur grande majorité, ne se voient pas comme étant des gens intolérants. Et ils détesteraient de savoir qu’ils sont regardés comme des homophobes; ou pire, que leur haine a causé la mort d’autres êtres humains. (C) Dans, ce pays, le climat de haine et les préjugés envers les minorités ont beaucoup fondu comme neige au soleil ces dernières années. (D) Déconstruire les préjugés hérités de l’enfance, par des passages publiciatires dans les médias,  et lier cette procédure à un avantage émotionnel. Tenez, par exemple, c’est le cas d’une publicité qui passait à la télé lors d’une campagne anti-alcool auprès des jeunes. Ce film publicitaire montre un jeune homme dans une fête qui se saoûle la gueule. Et plus il vide les bouteilles les unes après les autres, et que son comprtement devient odieux, la désapprobation des autres fêtards monte en intensité. Nous pouvons facilement adpater cette approche au combat qui est le nôtre.

Remarquez que l’homophobe n’a vraiment pas besoin de se faire rappeler qu’il est un individu haineux et que son comportement et son attitude dégoûtent d’autres personnes. La probabilité de lui faire comprendre une vérité pareille est proche de zéro. Toutefois, en s’y prenant le soin de ne guère faire de référence ni aux faits, ni à la logique, ni à quelque preuve que ce soit, nous aurons atteint notre objectif. De la même façon que l’homophobe est devenu un individu haineux, en intégrant un conditionnement émotionnel qui nous est aujourd’hui néfaste, de façon similaire, son intolérance peut être diluée avec exactement la même efficacité. En effet, moins, il est conscient du conditionnement émotionnel dans lequel il est embarqué, moins, il aura conscience du résultat que ce processus opère sur lui.

En résumé, le brouillage de valeurs est courronné de succès dans le cas où il réussit à insérer dans la conscience et l’inconscient de l’homophobe, ne serait-ce que le plus petit des doutes. Cette approche peut être utile et efficace si notre message passe par les médias grand public.

C – la conversion

La “perte des repères” a pour but de ramèner le sentiment anti-gay à un niveau tellement bas qu’il se transforme en indifférence. Le “brouillage des valeurs ”, quant à lui, a pour objectif de brouiller, de diluer et de tenter de bloquer tout sentiment de récompense émotionnelle ( ex: une fiérté issue d’une injustice imposée à un homosexuel) en y attachant un sentiment de honte que doivent ressentir tout homophobe pris en flagrant délit. Bien qu’extrêment utiles et importants à notre cause, la “perte des repères” et le “brouillage des valeurs ” ne sont que des préludes à notre objectif ultime: la conversion.

Notre campagne de propagande ne doit pas se contenter de rendre les homophobes confus, ou même indifférents à notre sujet. Notre sécurité sera assurée sur le long terme si, et seulement si, nous pouvons effectivement les amener à être comme nous. La notion de “conversion” n’a pas d’autre but que celui-là. S’il vous plaît, ne confondez pas le terme “conversion” avec la subversion politique. Ici, le terme “conversion” veut tout simplement dire: transformation. Alors que la subversion politique fait appel au bouleversement d’un système déjà en place. En effet, le mot subversion a une consonance très dangereuse. Ce mot effraie le peuple américain. Pourtant, de manière ironique, en insistant sur le mot “conversion” — transformation — nous représentons une menace profondément plus sérieuse eu égard au mode de vie de la société américaine; sans laquelle auncun changement sociétal sérieux ne peut vraiment avoir lieu. Nobjectif: le changement radical des émotions, de l’état d’esprit, et de la volonté de l’américain moyen. Et cela, à travers un plan d’attaque psychologique sans précédent, sous la forme d’une propagande intense servie à la nation à travers les medias.

Notre objectif est de bouleverser le méchanisme de préjudice, de déconstruire les préjugés en notre faveur — cela revient à utiliser les mêmes mécanismes que l’Amérique a mis en place pour nous haïr, les retourner contre les homophobes, les transformer en regards chaleurs posés sur notre cause — et cela qu’ils le veulent ou non.

En quelques mots: la “perte des repères” doit ramener la peur de l’homsexuel à son dégré zéro. Le “brouillage des valeurs” doit être le grain de sable qui fait gripper la machine sociale. Enfin, la “conversion” doit tout simplement contribuer au printemps de notre cause.

La “conversion” fait usage du conditionnement associatif. Tout au moins autant que le “brouillage des valeurs”. Dans la pratique, ces deux notions se chevauchent. En effet, dans l’étape de la “conversion”, l’homophobe  qui a une image négative et décalée de l’homosexuel sera constamment exposé à des images d’homosexuels dans la presse, à la télé, dans les campagnes d’affichage, etc… Des images qui représenteront l’homosexuel, non comme il est vu par l’homophobe, mais, plutôt, comme l’homophobe voit les gens qu’il admire déjà dans la vie de tous les jours. Cette image de l’homosexuel à laquelle l’homophobe doit être constamment exposé doit être une image taillée sur mesure, et débarassée de tout stéréotype facilement associé aux Gays. La publicité vantant les mérites de Coors Beer et des amuse-bouches Three Musketeers sont un bon exemple qu’il faudra reproduire, en matière de film publicitaire pour notre propagande. On y voit d’adorables et athlétiques adolescents, de gentilles grand’mères, des policiers courtois, ad infinitem.

Bien évidemment, plusieurs reproches nous seront adressés. Il nous sera, par exemple, reprocher de transformer la communauté Gay en une communauté de bisounours. On nous fera remarquer que nous remplaçons un stéréotype par un autre encore plus offensant. Que nos publicités ne sont que du mensonge; que ce n’est pas à ça que ressemblent tous les Gays; que les Gays le savent; que les homophobes les savent. Oui, bien sûr, nous le savons. Et alors? Il n’y a absolument aucune importance au fait que cette campagne de propagande soit un tissu de mensonge. En tout cas, pas pour nous. Nous utilisons ce mensonge pour une cause juste. Nous avons besoin de ce mensonge pour contrecarrer et combattre les stéréotypes qui affectent la perception de notre communauté chez les homophobes.

Lorsqu’on présente à un homophobe l’image d’un individu pour lequel il a déjà un a priori favorable, il subit un flux d’émotions positives qui inondent et façonnent sa perception des individus qui lui paraîtront identiques. Mais, si l’on ajoute le label “Gay”, sur cette image, deux émotions incompatibles s’affronteront en lui: une réponse positive à la photo et une réponse négative à l’information “Gay”. Dans le pire des cas, les deux émotions s’anéantiront, et permettront le brouillage des valeurs tel que déjà présenté plus haut.  Dans le meilleur des cas, le conditionnement associatif — même dans une proportion négligemment infime — va transférer la bonne réponse émotionnelle, résultat de l’image positive,  au label Gay qui, d’habitude, révulse l’homophobe. Le transfert, bien évidemment, n’a pas lieu de manière instantanée. Mais, au moins, le brouillage de valeurs a lieu sur-le-champ.

Vous vous demandez sûrement, comment il se fait que la transfert ne s’opère pas dans l’autre sens. En voici la raison: une image vaut mille mots. De plus, une image provoque des réponses émotionnelles plus fortes. Notre homophobe, face à une image qui porte le label “Gay”, verra se bousculer dans son esprit les préjugés qu’il tient envers les homosexuels. Mais, ces préjugés seront moins flagrants dans son esprit, car l’image de l’individu lui rappelle le type de personnes pour qui il a de l’admiration dans la vie de tous les jours. Plus l’homophobe est exposé à l’image du “Gay” ressemblant à l’individu pour qui il a de l’admiration; moins il aura recours à ses préjugés.

[….]

Nous venons d’exposer trois grandes étapes à travers lesquelles l’on peut changer l’itinéraire du moteur du préjudice en notre faveur: la perte des repères conduit le moteur à l’arrêt. Le brouillage des valeurs déroute la machine. La conversion ou la transformation, quant à elle, fait changer de direction à la machine. Elle la renvoie, en fait, d’où elle vient.

Ces trois étapes sont, paraissent, bien évidemment, abstraites. Ici, nous avons seulement tenter de démontrer comment s’y prendre dans le cadre d’une vaste campagne de propagande.

Notre but ultime sera égalemement difficile à atteindre. Mais, ce n’est certainement pas à cause d’une carence de connaissances dans les principes psychologiques, ou bien à cause du manque d’efficacité des méthodes disponibles; les principes sont connus. Et les méthodes évoquées sont efficaces. Notre but est de disséminer à très grande échelle notre propagande. Comme toujours, le succès va dépendre de notre capcité à inonder les médias avec notre propagande. Et cela suppose que nous disposons d’énormes sommes d’argent, d’activistes, de volontaires et d’une communauté gay unie dans un effort concerté.

Soyons clairs: ceux qui ne sont pas avec nous dans cet effort — soit parce qu’ils ont trouvé une meilleure façon de perdre leur temps ou parce qu’ils pensent qu’ils sont politiquement incorrects —  sont résolument contre nous, contre notre rassemblement, contre les intérêts de la communauté gay dans son ensemble.

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NOTE: In accordance with Title 17 U.S.C. section 107,
this material is reproduced for non-profit educational
purposes only. For more information go to:
http://www.law.cornell.edu/uscode/17/107.shtml
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REMARQUE: En application des articles L.111-1
et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle, et dans
le respect de la loi du 11 mars 1957 et de la loi du 3 juillet 1985,
codifiées dans le code de la propriété intellectuelle,
cet extrait de texte est reproduit dans un but exclusivement éducatif.



Categories: OPINION

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