UEFA Champions league: le Real de Madrid explose le Bayern de Munich en demi-finale


L’air devait brûler mardi soir à Munich à en croire Karl-Heinz Rummenigge, le président du conseil d’administration du Bayern. C’est plutôt la terre qui a tremblé sous les pieds du champion d’Europe en titre, balayé à l’Allianz-Arena par le Real Madrid mardi soir (0-4). Le séisme a secoué l’antre allemand pendant 34 minutes, les premières de cette demi-finale retour, le temps pour Sergio Ramos de placer deux coups de tête et pour Cristiano Ronaldo d’inscrire son 15e but de la compétition cette saison, record qu’il détient désormais seul. Il l’a même amélioré d’une unité sur un coup franc en fin de match (0-4, 89e). Le suspense, entier après la courte victoire madrilène à l’aller mercredi dernier (1-0), a donc disparu dès la mi-temps, voire bien avant, dans cette manche retour.

Les “Merengue” visent un dixième titre en champions league

Ce choc, présenté comme la finale avant l’heure, a logiquement consacré le Real Madrid de Carlo Ancelotti, très discipliné tactiquement et redoutable devant les buts de Manuel Neuer. Le trio Benzema-Bale-Ronaldo reconstitué en attaque, le technicien italien avait retrouvé toutes ses armes pour contrer le Bayern. Le troisième but des Merengue en est la plus belle illustration : Di Maria récupère un ballon devant sa propre surface, lance Benzema sur le côté droit, qui remet dans l’axe pour Bale, qui décale Ronaldo devant la surface opposée. Seul face au portier allemand, le Ballon d’Or ne s’est pas fait prier pour tripler la mise et fêter son record (0-3, 34e). L’Allianz-Arena, bouillante au coup d’envoi avec un superbe tifo, était K.-O…

Sergio Ramos avait déjà assommé les supporters allemands. Sur un corner de Modric et un coup franc de Di Maria dévié par Pepe, le défenseur central, oublié au marquage par Mandzukic, a placé deux coups de tête décisifs (0-1, 16e ; 0-2, 20e). Un symbole pour ce  pilier du club espagnol, malheureux dans la séance de tirs au but au même stade de la compétition il y a deux ans face… au Bayern. Rien à voir à l’époque avec les Bavarois nerveux et apathiques que l’on a retrouvés mardi soir, surtout en première période. Certes, Ils y ont tourné à 70% de possession et 249 passes réussies mais n’ont pas cadré un seul tir, symbole des limites de cette équipe version Guardiola. Robben (57e), Ribéry (59e), Kroos (64e et 78e) et Götze (76e) ont amélioré cette dernière statistique au retour des vestiaires mais il était déjà beaucoup trop tard, Casillas veillait sur sa ligne et le Real gérait tranquillement son avantage. Guardiola ne fera donc pas aussi bien que Jupp Heynckes et son triplé championnat-Coupe d’Allemagne-Ligue des champions de 2013. Assuré d’être champion (national), l’entrâineur espagnol visera au moins le doublé face à Dortmund le 17 mai en finale de la Coupe.

On a concédé une lourde défaite. On ne s’est créé que peu d’occasions. On a mal joué et c’est ma responsabilité. On est au plus haut niveau européen et les erreurs se payent. Ça restera toujours dans un coin (de nos têtes) mais je vais essayer de relancer mes joueurs”, a tenu à souligner Pep Guardiola, à l’issue de la demi-finale.

Une semaine plus tard, à Lisbonne, le Real tentera, lui, de conquérir la 10e Ligue des champions de son histoire, face au Chelsea d’un certain José Mourinho ou son voisin de l’Altético. Douze (12) ans que tout un club attend cette fameuse “decima”. Quel que soit l’adversaire, le match sera brûlant, vraiment brûlant.

Texte: Romain BERGOGNE

 



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