Boko Haram: François Hollande convoque cinq Chefs d’Etat africains à l’Elysée


 

La menace terroriste est bien réelle en Afrique. Le nier aujourd’hui est une attitude naïve qui a longtemps été reprochée à certains dirigeants africains. Depuis quelques années déjà, en Afrique de l’Est, la Somalie et ses voisins (Ethiopie et Kenya) vivent au rythme des exactions perpétrées par les militants islamistes du groupe Al-Shabaab. En Afrique de l’Ouest, le Mali a failli sombrer sous les coups assénés par Al-Qaida dans le Maghreb islamique (AQMI), Ansar al Dine et leurs alliés, n’eût été l’intervention militaire de l’armée française de 2013. Au Nigeria, même si les islamistes radicaux de Boko Haram ne sont pas des nouveaux venus sur la scène internationale du terrorisme, c’est l’ampleur de leurs actions qui posent désormais une menace réelle et immédiate à la sécurité du Nigeria — toute nouvelle première puissance économique du continent de 168 millions d’habitants devant l’Afrique du Sud — et ses voisins, parmi lesquels on retrouve le Cameroun.

La question de la menace terroriste étant au coeur des politiques menées par les grandes puissances que sont les Etats-Unis et l’Union Européenne, il est évident que le laxisme, dont ont — jusqu’ici —  fait preuve les pays africains, n’allait pas encourager la France  — ancienne puissance coloniale et premier investisseur dans la région — et l’Amérique d’Obama à se contenter d’observer les dirigeants africains prendre tout leur temps pour règler la question. De plus, ayant kidnappé 200 jeunes étudiantes nigérianes mi-avril, le groupe terroriste Boko Haram a provoqué l’indignation de tout ce que la planète compte de célébrités, politiciens et simples individus se souciant des droits de l’enfant, des droits de la femme et, des droits de l’Homme, tout court.

C’est donc cette menace que Boko Haram représente désormais dans les pays qui se trouvent autour du Lac Tchad qui a provoqué la convocation, par François Hollande, des cinq Chefs d’Etat du Nigeria, Tchad, Benin, Niger et du Cameroun.

Boko Haram est devenu une menace majeure pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et maintenant pour l’Afrique centrale, ses liens avec Aqmi et d’autres organisations terroristes ont été établis”, a souligné François Hollande lors d’un déjeuner auquel participaient ses homologues africains.

Le Président nigérian Goodluck Jonathan, critiqué pour sa lenteur à réagir après les exactions de Boko Haram, s’est déclaré pleinement “engagé” pour retrouver les quelque 200 jeunes filles enlevées il y a plus d’un mois par les islamistes. “Nous sommes pleinement engagés pour retrouver les filles où qu’elles soient”, a-t-il assuré.

 

De son côté, Paul Biya du Cameroun s’est empressé de déclarer que “Nous sommes ici pour déclarer la guerre à Boko Haram”.

Surtout que, quelques instants plus tôt, il venait d’apprendre qu’une usine chinoise opérant dans la partie Nord du pays avait subi une attaque menée par Boko Haram. L’information envoyée par le gouverneur de la province de l’Extrême-Nord, Augustine Fonka Awa allait être confirmée par l’ambassade de Chine à Yaoundé. Cette attaque s’est produite près de la ville de Waza, située à 20 km de la frontière nigériane et de la forêt de Sambisa dans l’Etat de Borno (Nigeria), bastion de Boko Haram.



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