Nicolas Sarkozy: le retour du sauveur de la droite

Winston Churchill disait: “Etre homme politique, c’est être capable de dire à l’avance ce qui va arriver demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l’année prochaine. Et d’être capable, après, d’expliquer pourquoi rien de tout cela ne s’est produit.”

L’hyper-président Nicolas Sarkozy est de retour.  Comme l’aurait dit Churchill, l’ancien Premier Ministre britannique, c’est en homme politique qu’il vient expliquer pourquoi sa promesse de se retirer de la vie politique en mai 2012 n’a plus aucune importance aujourd’hui en septembre 2014.

C’est donc sur le réseau social Facebook que Nicolas Sarkozy a décidé de s’exprimer en premier pour annoncer sa candidature à la présidence de l’UMP, ou plutôt, comme il l’écrit, à la présidence de sa “famille politique” . “Je suis candidat à la présidence de ma famille politique”, dit-il, sans mentionner une seule fois, dans cette longue déclaration, le nom de l’UMP. Un choix évidemment délibéré, lui qui n’a cessé de dire à qui voulait l’entendre ces derniers jours que le “label”, était “complètement périmé”,

Peuple de France, soyez prêts à accueillir l’homme providentiel qui, le 6 mai 2012, disait adieu à la politique  et qui, aujourd’hui, vient se rapeler à votre bon souvenir.

Souvenir, souvenir… Voici le discours de Nicolas Sarkozy, il y a deux ans, après sa défaite à l’élection présidentielle française, en mai 2012, face à François Hollande.

Sarkozy se présente donc comme l’homme du renouveau. Le phénix qui renaît de ses cendres. Trente cinq (35) ans d’une vie politique couronnée par cinq ans à la tête de la France. Pour quel bilan? Celui d’une politique de “droite décomplexée”, ultra-libérale et clivante. Un bilan dans lequel les valeurs morales ont aussi disparu; comme en témoignent les multiples affaires pendantes en justice (Bettencourt, Kadhafi, etc…).

Nicolas Sarkozy et son retour de sauveur sont peut-être — et avant tout — une tentative désespérée de noyer son bilan et ses affaires en justice dans les eaux troubles de la politique française. Philippe Bouvard ne disait-il pas qu’en politique, il est plus rentable de se contredire que de se répéter? Se contredire et enfumer, au passage, les déçus de la politique actuelle de François Hollande, tous les moyens sont bons pour réussir un coup fumant.

 

 



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